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distribuée gratuitement
par l’Association pour la promotion du
haïku |

. Prix du livre
2011
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L'association pour la
promotion du haïku a attribué son prix du livre de haïku
aux auteures Huguette Ducharme et
Monika Thoma-Petit pour leur livre : Quelques
grains de riz. La
remise des prix a eu lieu à Paris, le 21 mai, dans le cadre du kukaï
(rassemblement d'auteurs de haïku) parisien organisé par Daniel Py, en présence
de nombreux haïjins. Chatal
Peresan-Roudil, membre du jury, a présidé la cérémonie et Meriem Fresson,
responsable de la rubrique haïbun du webzine 575, a représenté les auteures qui n’ont
malheureusement pas pu se déplacer. Rappelons
que le jury était composé de Chantal Peresan-Roudil, Damien Gabriels et
Philippe Quinta, et que l’association a reçu 26 projets en provenance de 6
pays. Toutes nos félicitations aux
auteures qui nous offrent un agréable renku. |
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–— L’ouvrage est disponible au prix de 10,00 € + port (ou
en version pdf à 5,00 €) sur le site lulu.com (paiement possible avec
paypal) : Recension
parue dans Ploc¡ la lettre du haïku
n°46 (vous pouvez y lire également l’interview des
auteures). Ce titre est
évocateur de la dernière image du film : Un barrage contre le Pacifique où l’héritière frotte dans ses mains « quelques grains de riz ». Des rizières du Mékong à une scène
de la vie quotidienne, le haïku condense la poésie : quelques grains de
riz sous la chaise – là
où hier la petite mangeait M.TP. Le renku libre de Monika et Huguette respecte l’essence du renku : (link and shift) lier et changer. D’une page à l’autre, les thèmes se renouvellent avec l’écho subtil de la liaison et une fluidité qui étonne à la lecture. le rorqual plonge je retiens mon
souffle jusqu’à son retour M. TP.
vente de garage « le vieil
homme et la mer » aux pages humides H.D. Tandem d’auteures tressant les situations humaines et les scènes de la nature. Parmi les personnages qui reviennent le plus souvent, les enfants hantent l’écriture de professeures retraitées : touiller la pâte… plus personne pour
lécher la cuillère M.TP. Quelle nostalgie émane de ce haïku qui au premier abord semble parler de cuisine. Une écrivaine de la ville et une écrivaine champêtre! Les thèmes se complètent pour dépeindre autant une vie urbaine que la région. Ainsi, ce haïku tout en non-dit : dernier nichoir à se vider – je
range le carnet de notes H.D. Il décrit la tâche d’observatrice d’hirondelles bicolores d’Huguette. Dans sa fermette, elle a 48 nichoirs occupés par des hirondelles, des roselins ou des moineaux. Elle note les occupants, les œufs, les envols etc. en vue de collaborer un jour avec une association d’amateurs d’oiseaux. L’automne venu, elle passe à d’autres activités. Enfin, faut-il le souligner, le renku reflète un humour tout en douceur dans de nombreux tercets : pause-café deux chauffeurs
d’autobus parlent de formule 1 M. TP. Et une compassion que Bouddha ne renierait pas : petit déjeuner un visage d’enfant sur le carton de lait (photo d’enfant disparu sur le carton de lait) H.D. La lecture finie, nous constatons que nous avons souri à plusieurs reprises et qu’un enchantement irise notre vision du monde. Micheline Beaudry |
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